Mission Saturnisme infantile

CHIFFRES

Bénéficiaires en 2007:
» plus de 300 familles et 110 professionnels de santé informés
» 85 000 enfants potentiellement atteints (source : étude INSERM 1999)
Principales pathologies:
» saturnisme, pneumologie, ORL, dermatologie…

Sources de financement:
» PRSP (DDASS), Fondation Caisse d’Epargne, Conseil régional Ile de France.
Nombre de bénévoles:
» 12

Cet ensemble de documents construit en collaboration avec la Fondation Abbé Pierre qui lutte depuis 1987 contre l’habitat indigne, a pour objectif d’offrir aux intervenants de la santé,
du droit et de l’habitat, des outils pour améliorer le travail en réseau de ces différents acteurs.

Il propose un fil conducteur pour agir ensemble sur :

  • La connaissance des acteurs, et la complémentarité de leurs activités ;
  • Les informations à partager pour assurer la continuité des politiques publiques entre la santé, le logement et le droit des personnes
  • Les méthodes pour intervenir en réseaux avec d’autres partenaires dans le cadre du plan départemental d’action.

L'ENSEMBLE DES DOCUMENTS

Reportage saturnisme (Camille Biet)

Face à l’exclusion, la pauvreté et la maladie, les enfants sont fragiles. Selon le rapport du Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale (CERC), deux millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre d’enfants atteints par l'intoxication au plomb est estimé à environ 85.000 en France. Médecins du Monde a depuis 1993 initié des missions de lutte contre le saturnisme, visant à repérer et protéger les enfants ainsi qu’à informer les familles et les acteurs de santé.

Repérer et protéger les enfants atteints par l’intoxication au plomb

» Banlieue parisienne (La Plaine Saint-Denis), Toulouse

Activités

Le saturnisme est une intoxication liée à l’ingestion de plomb contenu dans les peintures d’immeubles construits avant 1948. Lorsque l’immeuble est très dégradé, la peinture s’écaille et ces poussières peuvent être ingérées par les enfants, provoquant ainsi une intoxication atteignant le système nerveux central. Il n’existe aucun traitement curatif, la seule solution contre le saturnisme infantile reste la prévention.
En partenariat avec l’Etat et de nombreux acteurs de santé, l’intervention de MdM repose sur trois axes:
• repérage des habitats insalubres et information des familles pour une amplification du dépistage ;
• suivi des familles intoxiquées pour la protection des enfants soit, par la réalisation de travaux dans le logement, soit par le relogement.
• mobilisation et sensibilisation des acteurs locaux de la santé, de l’habitat et du droit et le développement du travail en réseau pour une meilleure efficacité.
Une mallette regroupant différents outils pour faciliter la mise en place du réseau santé/habitat et droits a été réalisée par la Mission banlieue, en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre en 2007. Cet
outil sera diffusé en 2008 aux acteurs concernés.


Types d’interventions

• Repérer les zones à risques en milieu urbain, informer les familles, évaluer les risques d’exposition des enfants, organiser des entretiens médicaux et orienter vers des plombémies.
• Accompagner les familles dans leurs démarches administratives et de protection des enfants,
• Mobiliser les différents acteurs par l’organisation de rencontres et le développement d’outils de coordination et de liaison.
• Favoriser la mobilisation et l’organisation des compétences médicales, immobilières et juridiques nécessaires à la lutte contre cette maladie.

Perspectives

L’année 2007 a été une année de transition pour la mission saturnisme : après quatre ans d’intervention et de mobilisation dans les Hauts de Seine, MdM a décidé de se retirer. Des prospections ont été faites dans plusieurs départements de l’Ile de France : le choix final s’est porté sur le Val de Marne, largement concerné par l’habitat ancien avec 150 000 logements construits avant 1949.
La mission de Toulouse poursuivra ses activités de sensibilisation/information des professionnels du champ médico-social afin d’amplifier le dépistage des enfants intoxiqués ou à risque. Cette action est menée en centre ville et pourra être étendue par la suite.

Août 2008