Mission Bus Méthadone

CHIFFRES

Usagers de drogues : 200 000 injecteurs estimés
Principales pathologies : contamination VIH, VHB, VHC chez les injecteurs, comorbidité psychiatrique, souffrances psychique liées à l'exclusion
Bénéficiaires : 767 sur 2 villes

Nombre de missions : 2 bus
Nombre de bénévoles : 23
Sources de financement : CPAM, Ddass, Solidarité sida, Sidaction, Mildt, collectivités locales et territoriales
Partenaires: ASUD, le TIPI, Aides provences, Sleep'in, HAS, foyers d'hébergement d'urgence, autre CSST des villes de MArseille et de paris, structures hospitalières, établissements de cure ou de postcure,...

La substitution par la méthadone, ayant comme effet le soulagement de la sensation de manque, permet la réduction des risques liés à l'usage des drogues, ainsi que la réinsertion sociale et sanitaire des usagers de drogues, particulièrement vulnérables et souvent marginalisés.

Un travail de proximité au quotidien



Activités :
Les programmes s'adressent à des usagers particulièrement marginalisés qu'aucune autre structure n'intègre, et offrent des services à seuil d'exigence adapté à la situation de l'usager. Une dose de méthadone est délivrée quotidiennement aux patients inclus. L'inclusion se fait le jour même à la demande du sujet, au lieu fixe, après un entretien médical. Les programmes visent la prise en charge de la dépendance aux opiacés par l'initialisation et le suivi d'un traitement de substitution par la méthadone. Le suivi des usagers les plus problématiques est inclus dans le programme ; l'objectif est d'orienter les patients vers d'autres structures : les bus agissent en tant que passerelle vers des structures plus pérennes de prise en charge. Ils stationnent à proximité des lieux de consommation et assurent un rôle d'accueil et d'orientation médico-psycho-sociale.

Types d'interventions :
Unité mobile de soins assurant des permanences 7 jours sur 7
Equipes mobiles de proximité
Accueil en lieu fixe.

Perspectives :
Sur Paris, l'équipe a mené un travail de réflexion, avec l'aide d'un philosophe, sur les pratiques thérapeutiques innovantes, qui doit aboutir à un travail écrit en 2006. Sur Marseille, l'équipe a constitué une plate-forme RdR qui propose, en liaison avec les services du bus méthadone, plusieurs types d'interventions adaptées aux publics rencontrés dans les squats, en milieux festifs, dans le cadre du travail de rue, etc., en proposant des outils adaptés. Ces activités sont menées avec des partenaires opérationnels (ASUD, TIPI, etc.). D'autre part, courant 2006, les 2 bus méthadone (ainsi que les PES) vont quitter MdM. La gestion du CSST parisien sera reprise par l'association GAÏA Paris et celle du CSST marseillais sera reprise par l'association BUS 31/32. Ces 2 associations ont été spécialement créées à cet effet par les équipes de terrain et continueront de maintenir des liens très forts avec MdM.

Octobre 2006