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Paolo Pellegrin/Magnum Photos
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Sommaire :
Introduction
I. Les défis de la stabilisation politique
A. Les priorités d’Ellen Johnson Sirleaf
B. Asseoir la crédibilité politique : le choix difficile des membres du gouvernement
C. La lutte contre la corruption, une condition essentielle pour restaurer la confiance internationale et nationale
II. La réconciliation politique
A. Le poids de l’opposition : un pouvoir législatif hostile
B. Les mouvements rebelles apaisés ?
C. La répartition ethnique Conclusion
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La guerre civile libérienne s’est achevée en 2003. Aujourd’hui, une réelle volonté de réconciliation se fait sentir au sein de la population, et la confiance en la Présidente Ellen Johnson-Sirleaf est très forte. Malgré sa grande popularité, la population reste toutefois méfiante à l’égard des institutions publiques, marquées par la corruption selon une longue tradition dans le pays. Les défis à relever sont alors d’autant plus élevés, et les moindres écarts, exploités par l’opposition, peuvent raviver les tensions. Dès lors, pour être à la hauteur de ces espoirs d’une paix durable, comment assurer une stabilisation politique ?
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LIBERIA : ECONOMY AND INFRASTRUCTURE
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Sommaire :
Introduction 2
I. Secteurs économiques stratégiques 4
A. Embargos sur le bois et le diamant : de la résolution 1521 à la résolution 1689 du Conseil de sécurité des Nations Unies
B. Fer, caoutchouc et pétrole
C. Initiatives nationales et présence étrangère
II. L’urgente réfection des infrastructures économiques
A. Énergie
B. Voies et modes de communication
C. Réseaux, eau et assainissement Conclusion
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Une importante aide extérieure a été apportée au Libéria par les gouvernements étrangers ou les organisations internationales. Le GEMAP (Governance and Economic Management Assistance Programme), mis en place en septembre 2005, et dont l’objectif avoué est de renforcer la bonne gestion des finances publiques libériennes et la lutte contre la corruption, en est une bonne illustration. Signé par le Gouvernement national transitoire libérien, les Nations Unies, la Banque mondiale, l’UE/ CE, le FMI, le Ghana, le Nigeria, les États-Unis, la CEDEAO, et l’Union africaine, le texte ne fait pas explicitement référence à la mise en œuvre et au financement du programme ; les bailleurs entendaient alors se répartir progressivement les responsabilités du financement au travers la réallocation des ressources disponibles.
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S’il encore difficile d’évaluer l’impact du GEMAP, l’intervention directe d’acteurs extérieurs dans la reconstruction post-conflits est complexe. Où en est l’économie libérienne aujourd’hui ? Quelles sont les initiatives mises en œuvre pour la relancer de manière effective et ce, au bénéfice des Libériens eux mêmes.
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THE CHALLENGE OF HEALTH CARE
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Sommaire :
Introduction
I. Quel accès aux soins aujourd’hui ?
A. La place essentielle de l’aide internationale
B. L’action de MDM au Libéria
II. La question du retrait de l’aide
internationale dans le domaine de la santé
A. Le retrait progressif de l’aide internationale
B. La nécessité d’un transfert de compétences C. Inquiétudes sur les conséquences du retrait
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« Nous devons connaître la paix et la stabilité si nous voulons construire notre système de santé. Même si notre pays ne retombe plus dans la guerre et si notre économie continue de se développer, il nous faudra 10 ans pour retrouver le niveau sanitaire auquel nous étions avant la guerre »
Walter T. Gwenigale, ministre de la santé du Liberia. Quatorze années de guerre ont détruit toutes les infrastructures du Libéria, sans épargner les structures de santé. Une partie de celles-ci ont été réhabilitées grâce à l’aide internationale pourtant l’état sanitaire de la population libérienne reste préoccupant.
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Quelques données : L’extrême pauvreté de la population, 76% des libériens vivent avec moins de 1 dollar par jour. L’indicateur de développement Humain place le pays au 174e rang sur 175. L’espérance de vie des Libériens serait d’environ 41 ans. Un des rares gynécologues du pays, le Dr… résume la situation. « les 3 problèmes cruciaux aux quels nous devons faire face sont bien sur le manque de médecins et d’infirmières du fait de la guerre, les personnes diplômées ont fui le pays, puis les infrastructures manquent là encore la guerre est responsable, tout a été quasiment détruit. Il faut tout reconstruire. Enfin la logistique fait cruellement défaut. Nous n’avons pas assez de médicaments ».
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LAW AND ORDER : WHAT IS AT STAKE WITH
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Sommaire :
Introduction
I. Quel accès aux soins aujourd’hui ?
A. La place essentielle de l’aide internationale
B. L’action de MDM au Libéria
II. La question du retrait de l’aide
internationale dans le domaine de la santé
A. Le retrait progressif de l’aide internationale
B. La nécessité d’un transfert de compétences C. Inquiétudes sur les conséquences du retrait
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Un pays au sortir d’un conflit civil, c’est un pays à terre. C’est un monde à panser, à rebâtir. C’était le cas du Libéria en 2003, lorsque les combats cessèrent dans ce petit pays de trois millions d’habitants. Un million de réfugiés ou déplacés internes, des dizaines de milliers de combattants à encadrer, des infrastructures de transport détruites, un Etat en faillite. L’ampleur de la tâche ne pouvait que rendre sceptique quant aux réelles possibilités de sortie de crise et de reconstruction. Et pourtant. Moins de deux ans plus tard, en novembre 2005, les élections présidentielles ont lieu.
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Elles portent au pouvoir Ellen Johnson Sirleaf, qui devient la première femme présidente du continent africain. Dans un pays qui compte toujours des milliers de combattants démobilisés mais non-réinsérés, un pays sans eau courante ni électricité, ni expérience en matière d’élections libres et démocratiques, le processus électoral se déroule dans la transparence. Et l’espoir renaît. Un espoir qu’il ne faut pas décevoir, tant les conditions de la paix sont fragiles.
Fragiles parce que le pays est encore loin de pouvoir s’assumer. Fragiles parce que le pays ne supporterait pas le départ de la Mission des Nations-unies au Libéria (Minul), sur laquelle repose encore aujourd’hui tout le poids de la sécurité de la population et du territoire national. Fragiles enfin parce que les attentes de la population sont immenses, immédiates et légitimes, et les capacités décisionnelles et opérationnelles du gouvernement limitées
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Sommaire :
Introduction
I. Une difficile analyse de la situation
A. Fiabilité, divergence et actualisation des données
B. Un système universitaire à deux vitesses
II. Initiatives nationales et aide internationale
A. La promotion gouvernementale de l’éducation : budget et reconstruction
B. La constante et nécessaire présence de l’aide internationale Conclusion
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Le développement économique, juridique, politique et social d’un pays n’est pas possible sans la création d’un système éducatif général, continu et performant. C’est de ce constat qu’il faut partir pour tenter de faire un état des lieux du système éducatif libérien un an après l’arrivée au pouvoir d’Ellen Johnson Sirleaf. La présence de moins de trente médecins libériens dans la totalité du pays suffit à elle seule pour démontrer l’urgence d’un système éducatif effectif et accessible à tous.
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Après 14 années de guerre marquées par la militarisation des enfants et la destruction systématique des infrastructures, le Libéria doit relever le défi de la reconstruction de son système éducatif. La subtilité de la problématique est bien là : ce n’est pas uniquement une reconstruction matérielle qui est en jeu, mais aussi – et avant tout – une reconstruction sociale. Comment réintégrer des enfants ayant participé aux combats de la guerre? Comment faire en sorte qu’une partie de la population adulte s’alphabétise tout en continuant à participer activement à la reconstruction de la société et de l’économie libériennes ? Où reconstruire les écoles ? Quels secteurs universitaires privilégier dans un premier temps ? Comment encourager la scolarisation des femmes, ainsi que la féminisation du corps professoral éducatif ?
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Dossiers réalisé par Guillaume Bender, Sophie Nogueira Guarda, Matthieu Zamecnik
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