Faire un don

Opération Sourire

Opération Sourire

68 %

des enfants opérés d'un bec de lièvre ont moins de 10 ans

80 %

des brûlures soignées sont dues à un accident domestique 

13 000

patients ont été pris en charge et opérés depuis 25 ans 

La situation

Dans de nombreux pays à travers le monde, les opérations de chirurgie plastique ne sont pas accessibles : soit leur coût est trop élevé pour la majorité des familles, soit la technique n’est pas proposée par les hôpitaux. Les enfants nés avec des fentes labio-palatines (becs-de-lièvre), mais aussi les personnes présentant des séquelles de brûlures et les victimes de tumeurs ou de maladies dues à la pauvreté ne peuvent être soignés. Outre les traumatismes physiques qu’engendrent leurs pathologies, ils sont souvent stigmatisés et souffrent de l’exclusion dans laquelle les relègue leur handicap.

  • Jean-Jacques, Madagascar

    Jean-Jacques, 3 ans.

    « Quand mon fils Jean-Jacques est né avec un bec-de-lièvre, les gens m’ont dit que j’étais responsable. Ils étaient persuadés que j’avais coupé des pommes de terre ou sauté les ruisseaux enceinte, des actions qui portent malheur selon les croyances malgaches. Mais je sais que je n’ai rien fait de mal. Jean-Jacques ne parle pas et il ne parvient pas à mâcher des aliments. Je dois le nourrir avec de la bouillie. Je sais que sa malformation pourrait être opérée. Mais avec notre salaire, nous n’avons pas les moyens de payer l’intervention. »
     

  • Ateega, 25 ans.

    « Lorsque j’avais 18 ans, la famille de mon mari a essayé de m’imposer de me prostituer. J’ai refusé de leur obéir. En représailles, ils m’ont aspergée d’acide. Ma peau a mal cicatrisé car je n’ai pas pu voir de médecin. Aujourd’hui je ne peux plus lever la tête normalement et je suis gênée pour ouvrir la bouche. Ma main droite a aussi été brûlée quand j’ai voulu me protéger. Elle est complètement bloquée. » 

Notre action

Depuis 1989, Médecins du Monde a développé un programme humanitaire singulier dans une vingtaine de pays, en Asie et en Afrique. Son but : offrir des opérations de chirurgie réparatrice là où elles ne sont pas accessibles. En bénéficient des enfants, en majorité, mais aussi des hommes et des femmes atteints de pathologies congénitales ou acquises.

En restituant l’intégrité physique de ceux qui sont réduits à l’ombre et au silence, Médecins du Monde œuvre à changer le regard que leur portent les autres.

Réparer le corps 

Plusieurs fois par an, des chirurgiens, anesthésistes et infirmiers bénévoles partent pour des missions de quelques jours. Ils prennent en charge un maximum de patients gratuitement en s’appuyant sur l’envoi de matériel médical et en s’adaptant aux structures sanitaires des pays d’intervention.

Parmi les pathologies traitées, des fentes labio-palatines principalement, mais aussi des brûlures dues au feu ou à l’acide, des tumeurs, des méningocèles et le noma. La mission de l’Opération Sourire est de soulager les maux, de lutter contre les séquelles tout en restituant l’harmonie à un visage, la souplesse à un corps entravé.

Redonner le sourire 

Au-delà des bénéfices moteurs des interventions menées par les équipes de l’Opération Sourire, le but est également de favoriser la réintégration physique et sociale des patients. En restituant l’intégrité physique de ceux qui sont réduits à l’ombre et au silence, nous œuvrons pour changer le regard que leur portent les autres. Notre objectif est de permettre aux enfants de grandir normalement et aux adultes de retrouver le chemin de leur communauté.

Nous travaillons en étroite collaboration avec les équipes médicales locales. Grâce aux formations et au compagnonnage assuré par les équipes bénévoles de l’Opération Sourire, les médecins, anesthésistes ou infirmiers qui les accueillent s’initient aux techniques de la chirurgie réparatrice.

Focus sur notre mission au Pakistan

Médecins du Monde a mené deux missions Opération Sourire à Islamabad en mars et en octobre 2016. L’équipe se consacre à la prise en charge des femmes victimes de brûlures par acide. Les brûlures volontaires et criminelles par acide (vitriol ou acide sulfurique) sont, dans cette partie du globe, relativement fréquentes et responsables de mutilations extrêmement graves. Il s’agit d’un crime d’honneur qui tend à mutiler une femme ou une fille dont le comportement n’est pas en adéquation (de manière réelle ou perçue) avec les normes de la société au sein de laquelle elle vit. Il est le plus souvent commis par le mari ou la belle-famille de la victime.

Bien que punies par la loi, les attaques à l’acide défigurent chaque année plus d’une centaine de femmes au Pakistan.

 

© Sara Farid
© Sara Farid

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