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Kenya

© Quentin Top

Kenya

42 %

des usagers de drogues par injection sont infectés par le VHC à Nairobi

130 000

usagers de drogues dont 18 000 à 30 000 usagers par injection

36 %

des usagers de drogue par injection sont infectés par le VIHinfo-icon à Nairobi

La situation

Le Kenya est l’un des pays comptant le plus d’usagers de drogues par voie intraveineuse. Stigmatisés par la population et par les professionnels de santé, marginalisés, les usagers n’ont souvent pas accès aux soins dont ils auraient pourtant besoin. Sans les traitements nécessaires, ne disposant pas de matériel stérile et souvent inconscients des risques liés à leurs pratiques faute d’information disponible, cette population est l’une des plus exposées à une possible infection par le VIH et l’hépatite C.

 

Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé.

 

La publication de documents stratégiques sur la question est un signe encourageant. Cependant, la mise en œuvre de ces directives spécifiques par le gouvernement kenyan semble limitée, faute de ressources et de personnel formé mais aussi en raison de politiques répressives.

Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé. ©Quentin Top
Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé. ©Quentin Top

Notre action

PERSONNES EXPOSÉES AUX RISQUES

LUTTER CONTRE LE SIDA ET LES HÉPATITES 

Depuis 2012, Médecins du Monde a recruté du personnel médical, un conseiller psychosocial, des travailleurs de proximité et des éducateurs qui vont à la rencontre des usagers de drogues de Nairobi, les accueillent et les conseillent.

 

Dans le centre d’accueil de l’association, les usagers reçoivent du matériel d’injection stérile, peuvent se faire vacciner, faire dépister d’éventuelles infections, recevoir un soutien psychosocial, participer à des séances d’éducation sanitaire et être orientés vers des structures de santé. Une unité mobile va également à la rencontre des usagers les plus précarisés et les plus isolés pour leur proposer des kits d’injection stériles et les sensibiliser aux risques d’infection.

 

Dans le centre d’accueil de l’association, les usagers peuvent se faire vacciner et recevoir un soutien psychosocial ©Quentin Top
Dans le centre d’accueil de l’association, les usagers peuvent se faire vacciner et recevoir un soutien psychosocial ©Quentin Top

En parallèle de ces actions de terrain, Médecins du Monde travaille avec les institutions pour le développement de politiques nationales de réduction des risques sur le long terme. L’association soutient aussi le gouvernement dans la mise en place d’une communication ciblée sur ce sujet. Des formations et des ateliers de sensibilisation qui mettent l’accent sur les traitements de substitution sont organisés.

 

Depuis 2016, Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières Belgique développent un projet pilote de traitement de l’hépatite C qui nourrit le plaidoyer de l’association pour un meilleur accès au traitement. 

 

Nairobi
Nairobi

En 2016

Nous avons aidé :

  • 692  usagers/mois en moyenne qui fréquentent le centre d’accueil

  • 484 personnes ont fait un test de dépistage de l’hépatite C et 453 un test de dépistage de l’hépatite B

  • 12 personnes co-infectées par le VIHinfo-icon et le VHCinfo-icon traitées contre le VHCinfo-icon

Médecins du Monde travaille pour unz réduction des risques sur le long terme. ©Quentin Top
Médecins du Monde travaille pour unz réduction des risques sur le long terme. ©Quentin Top

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