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Les Missions

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Mexique - 2005

Photos de Michel Redondeau


Mission Mexique

CHIFFRES

Mortalité infantile : 23‰
Espérance de vie à la naissance : 75,3
IDH : 0,821 : rang 53/177
PIB/habitant ($) : 6 518

Délégations internationales : MdM Espagne, MdM Suisse

Population bénéficiaire :
Projet 1 - directe : communautés Tzotzil,Tzetzal,Tojolabal et Chol
Projet 2 - directe : migrants expulsés des EU vers le Mexique, migrants souhaitant traverser la frontière vers les EU

Personnel :
Projet 1 - expatrié : 2
Projet 2 - local : 3 ; expatrié : 1

Sources de financement : MAE, MdM France

Budget 2006 :
Projet 1 - 233 550 euros
Projet 2 - 165 600 euros

La croissance économique mexicaine de ces dix dernières années n’a pas été synonyme de

résorption des inégalités et de l’exclusion sociale. Ceci pousse un grand nombre de Mexicains à prendre le chemin de l’émigration clandestine vers les Etats-Unis. Ils se retrouvent à transiter dans un environnement précaire à haut risque, notamment à Tijuana et Mexicali. Dans ce contexte, la marginalisation des populations indiennes, particulièrement dans le sud du Mexique, reste toujours un problème d’actualité.

PROMOUVOIR LE DROIT À LA SANTÉ DE LA POPULATION INDIENNE

Chiapas

Activités

MdM France est présent au Mexique depuis 1998. Le programme actuel vise à améliorer l’état de santé de la population indienne. Avec l’appui des communautés, MdM forme des promoteurs de santé et met en place quatre micro-cliniques pour permettre l’accès aux soins de ces populations. Plus de 500 promoteurs sont en charge de la santé de leurs communautés et travaillent autour de 3 microcliniques de référence.

Perspectives

La mise en place d’un système de santé géré par les Indiens permettra de développer leur autonomie. De réelles négociations entre le gouvernement et le mouvement zapatiste dans le sud du Chiapas permettraient de trouver des solutions plus pérennes quant à la prise en charge de leur santé.

DROITS DES MIGRANTS ET ACCÈS AUX SOINS DE LA POPULATION

Tijuana et Mexicali

Activités

MdM vise à améliorer l’accès aux soins et le respect du droit à la santé des populations migrantes des villes de Tijuana et Mexicali. Les objectifs sont les suivants : faciliter la prise en charge sanitaire des populations migrantes ; prévenir la transmission du VIH/sida/MST ; promouvoir et favoriser le respect du droit à la santé des populations migrantes à la frontière nord.

Perspectives

Le projet sera poursuivi suivant les mêmes termes en 2007.

ACCES AUX SOINS DES POPULATIONS SINISTREES

Fin 2007, les régions du Tabasco et du Chiapas ont subi les pires inondations que le Mexique ait jamais connues. Les pluies diluviennes ont laissé plusieurs milliers de personnes sans abri, ravageant la quasitotalité des ressources agricoles. L’équipe du projet long terme Médecins du Monde au Chiapas s’est aussitôt rendue dans les zones sinistrées pour appuyer les autorités mexicaines lors des premières dotations en eau potable et en nourriture. Puis les équipes, parties évaluer les besoins sur le terrain, ont immédiatement relevé un véritable problème d’accès aux soins pour de nombreux sinistrés, notamment dans les zones rurales où la plupart des routes étaient devenues impraticables. Grâce à la mission exploratoire mise en place dès le début de la catastrophe, l’équipe d’urgence a pu être mobilisée plus rapidement et plus efficacement. Les délégations française et suisse de MdM sont ainsi intervenues avec une réelle connaissance des besoins pour une prise en charge efficace des soins de santé primaire. Une brigade mobile a également été déployée pour accéder aux populations les plus isolées et leur garantir des soins de qualité. Parallèlement, les États du Chiapas et du Tabasco entamaient leur reconstruction. Deux mois après les inondations, la plupart des centres de santé étaient de nouveau opérationnels, mais les communautés les plus pauvres et les plus marginales restaient, malgré tout, privées de soins. Avant son départ, l’association a alerté les autorités locales en envoyant une cartographie des populations en marge de l’accès aux soins pour qu’une surveillance soit mise en place.
CÉLINE MOREL