Mission Egypte
Mortalité infantile : 33‰
Espérance de vie à la naissance : 69,8
IDH : 0,659 ; Rang : 119/177
PIB/habitant ($) : 1 220
Population bénéficiaire :
directe : 800 jeunes filles et 3 600 enfants ; environ 70 soignants, travailleurs sociaux et psychologues
indirecte : 10 000 jeunes filles et 3 000 enfants
Personnel :
local : 11
expatrié : 4
Sources de financement : Fondation Drosos, U.E, MdM
Budget 2006 : 189 650 euros
Aujourd’hui, 60% des populations urbaines du Caire vivent dans des habitations insalubres et, selon
l’Unicef et l’ONG égyptienne Hope Village Society, le nombre d’enfants vivant dans les rues du Caire oscillerait entre 15 000 et 20 000. Si la mobilité permanente des enfants rend difficile la récolte de données fiables, une chose est sûre leur nombre augmente. Les jeunes mères vivant dans la rue avec leur bébé sont un phénomène récent et croissant au Caire. Ces grossesses précoces sont le plus souvent une conséquence de la vie de la rue. Particulièrement mal vues par la communauté, elles se déroulent sans suivi, ce qui accroît le risque de mortalité materno-infantile.
PROMOUVOIR L’ACCÈS AUX SOINS DES JEUNES FILLES ENCEINTES ET DES JEUNES MÈRES DES RUES
Le Caire
Activités
MdM soutient l’ONG Hope Village Society dans le fonctionnement d’un centre d’accueil et de réinsertion ainsi que d’une unité mobile prenant en charge les jeunes filles enceintes et les mères adolescentes vivant dans la rue. Les activités visent à organiser et assurer :
- un soutien psychologique pour les jeunes filles accueillies dans le centre pilote ;
- un réseau de soins avec des hôpitaux publics permettant l’accès aux soins pour les jeunes filles enceintes des rues et les jeunes mères ;
- des sessions d’information, éducation,communication (IEC) en santé reproductive, premiers secours, hygiène et nutrition pour les filles et les garçons accueillis dans les centres, les leaders des enfants des rues, les éducateurs et les personnels soignants d’Hope Village Society et aussi d’autres organisations travaillant auprès des enfants des rues ;
- un appui au réseau des ONG égyptiennes prenant en charge des enfants des rues.
Perspectives
Poursuite du projet et appui à d’autres ONG travaillant auprès des jeunes filles des rues.
Avec les jeunes filles des rues du CaireLE CAIRE / Des milliers d’enfants et d’adolescents survivent dans les rues de la plus grande mégapole d’Afrique. Parmi eux, de plus en plus de filles et de jeunes filles.
Anne répète doucement à Yasmin, 13 ans ce qu’elle a expliqué plusieurs fois aux enfants depuis ce matin : non, le vaccin n’est pas dangereux, non, il ne donne pas « la maladie ». Au contraire, il va les protéger de maladies graves, hépatite B, tétanos … Ceux qui vivent dans la rue, boivent l’eau des canaux pollués et se nourrissent des rebuts du Caire. C’est la première campagne de vaccination organisée par notre équipe depuis que l’association a ouvert dans la capitale égyptienne, en août 2005, une mission d’accès aux soins pour les filles des rues. Et tout se passe bien. Les vaccins sont là, les équipes prévenues, et les enfants… méfiants ! Les deux médecins et l’infirmière auront ainsi vacciné en juillet 2007 la plupart des enfants présents dans les centres d’accueil de l’association Hope Village dont MdM est partenaire mais aussi les éducateurs et le personnel qui sont régulièrement en contact avec les enfants. Priorité à la santé reproductive
Le docteur Nehal et le docteur Kamel sont fatiguées mais satisfaites : ces trois jours de vaccination ont permis de revoir de nombreux enfants. Certains leur ont paru dans un état d’anémie important : la malnutrition est un des problèmes de santé les plus fréquents (13 % des filles, 23% des garçons vus dans l’unité mobile ont un poids en dessous de la limite acceptable pour leur âge). Mais l’intervention de MdM porte avant tout sur la santé reproductive. Que ce soit au centre d’accueil de jour situé au cœur du Caire ou auprès des adolescentes enceintes accueillies dans une maison à |
Juliette CHEVALIER
Décembre 2007