Rapport   Après Sangatte, l'inhumanitaire au quotidien

Couverture du rapport
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1 Médecins du Monde à Calais
1.1 Historique de la mission
1.2 Les pathologies rencontrées et leur prise en charge
2 Des populations en danger
2.1 Des femmes et des enfants à la rue
2.2 Des convalescents et des blessés à la rue
2.3 Pas de solutions adaptées pour les mineurs isolés étrangers
(MIE)
2.4 Les jeunes garçons isolés étrangers de plus de 15 ans ne
sont pas traités en tant que mineurs
2.5 En période de grand froid
3 Des migrants en permanence sous pression
3.1 Des arrestations continuelles
3.2 Destruction des lieux d'habitation
3.3 Le business des passeurs
3.4 Une situation insupportable
4 Le gouvernement doit prendre ses responsabilités
4.1 Des actions policières sans effet à long terme
4.2 Une population maltraitée
5 Des solutions locales pour améliorer la situation

Les migrants de Calais ou « l'inhumanitaire » au quotidien

Grâce aux médias, chacun sait que des centaines de personnes migrantes affluent à Calais, afin de rejoindre l'Angleterre. Qu'ils soient Afghans, Pakistanais, Iraniens, Erythréens ou Somaliens, ils viennent tous de pays où les conditions de vie sont très difficiles tant sur le plan économique que sur le plan des libertés individuelles ou de la sécurité. La plupart n'ont ni papiers ni argent, tous vivent dehors. Ils dépendent en grande partie de l'aide des associations humanitaires, qui leur apportent de la nourriture, des soins médicaux, des vêtements et un accès hebdomadaire aux douches. Ce que l'on sait moins, c'est que parmi ces migrants il y a des femmes enceintes, des enfants et des malades. Ce que l'on feint d'ignorer le plus souvent c'est la pression policière permanente qui entoure ces réfugiés. Ce que l'on évoque rarement c'est l'histoire « d'authentiques » demandeurs d'asile qui faute d'avoir pu apporter la preuve de ce qu'ils ont vécu dans leur pays d'origine, ont été expulsés. Malgré notre insistance pour que les conditions de vie des migrants soient améliorées, les autorités nationales restent sourdes à nos demandes. La situation se dégrade même, puisque la seule réponse que l'Etat semble disposé à apporter est essentiellement répressive.