Communiqué de presse   Retour de Médecins du Monde en Irak


Médecins du Monde est de nouveau en Irak depuis ce week-end. Des équipes se sont rendues à Bassorah et Kirkouk pour réaliser les premières évaluations médicales indépendantes dans les hôpitaux de ces deux villes.

Médecins du Monde est de nouveau présent à Bassorah depuis le 12 avril. Une équipe d'urgence a franchi la frontière iranienne avec, à bord de ses deux voitures, des médicaments essentiels et du matériel médical. L'équipe est retournée à l'hôpital d'Ibn Ghazwan où Médecins du Monde travaillait déjà avant la guerre. Dans cet hôpital, spécialisé dans les soins pédiatriques et gynécologiques, le personnel médical a diminué de moitié. Un nombre croissant d'enfants est hospitalisé pour cause de diarrhées liées à la difficulté à s'approvisionner en eau de bonne qualité. Par ailleurs, sur les 70 centres de santé existant dans la ville, près de la moitié auraient été pillés.

Une autre équipe, présente au Kurdistan irakien, s'est rendue à Kirkouk le 13 avril. Elle a évalué les besoins des hôpitaux Ta'ammim et Azada où manque essentiellement du matériel médical et chirurgical en raison de l'afflux de blessés de guerre.

Pour venir en aide aux 30 000 déplacés fuyant Bagdad à cause des combats, Médecins du Monde, par sa délégation canadienne, a également mis en place un programme de soins de santé primaires à Badrah, près de la frontière iranienne.

Médecins du Monde demande aux forces occupantes, selon leurs obligations au regard du Droit International Humanitaire, de rétablir des conditions de sécurité suffisantes afin de permettre aux agences des Nations Unies et aux ONG d'évaluer les besoins et de porter secours au plus vite aux populations qui en ont besoin.

Médecins du Monde était présent en Irak depuis 1997 par des programmes de chirurgie pédiatrique et de réanimation néonatale à Mossoul, Bassorah et Bagdad. L'association avait suspendu ses activités le 12 mars dernier, ne pouvant plus assurer sa mission. Elle s'était redéployée en Syrie, Jordanie, Iran, et Kurdistan irakien pour faire face à l'afflux éventuel de réfugiés et retourner en Irak dès que possible.