Mission Bénin

CHIFFRES

Mortalité infantile : 90‰
Espérance de vie à la naissance : 53,8
IDH 0,428 ; rang : 163/177
PIB/habitant ($) : 498

Population bénéficiaire :
directe : 476 (prise en charge globale du VIH) ; indirecte : 100 000 (sensibilisation)

Personnel :
local : 20
expatrié : 3
Sources de financement :
MdM, Mairie de Paris, MAE français, MAE hollandais

Budget 2006 : 438 372 euros

Le Bénin bénéficie de l’un des rares régimes démocratiques d’Afrique et est parvenu à une relative stabilité économique.Thomas Boni Yayi en est le président de la République depuis le 6 avril 2006 en ayant obtenu 75% des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle. Il s’est engagé à transformer un pays mal géré et pauvre en pays émergeant. Néanmoins, on a assisté en 2006 à la progression de l’épidémie VIH/sida. 87 000 personnes, dont 9 800 enfants vivent aujourd’hui avec l’infection, 62 000 enfants sont orphelins.

SOINS CONTRE LES GRANDES ÉPIDÉMIES/VIH/SIDA

Ouidah et Comé

Activités :

• prévention/sensibilisation sur le VIH en partenariat avec 10 associations béninoises et l’ONG américaine Africare ;
• formation du personnel des 2 hôpitaux de la zone et des centres de santé de 7 communes au dépistage et à la réalisation de test de qualité ;
• formation du personnel à la prise en charge globale du VIH.

Depuis 2005 un programme complet intégré au sein même des centres de soins de santé primaires de Ouidah et Comé. Premiers niveaux de soins, les centres de santé d’arrondissement sont aujourd’hui en mesure de proposer des activités de prévention, de dépistage et de traitements anti-rétroviraux. « Avant je devais parcourir 40 kms, aujourd’hui je peux aller dans mon centre de santé d’arrondissement qui n’est qu’à 3 ou 4 kms » témoigne une patiente. Fin 2006, ce sont plus de 12 000 personnes qui ont ainsi pu être dépistées. Chacune d’entre elles bénéficient de conseils pré et posttest individuels, quel que soit le résultat. Près de 500 patients sont aujourd’hui sous traitements anti-rétroviraux, avec un taux d’observance du traitement qui avoisine les 85%. Le projet permet également une prise en charge globale des malades (soutien nutritionnel et psychosocial) et un appui aux associations de malades. « Cette prise en charge globale implique de travailler en équipe et en lien avec la communauté, de savoir ce que les autres font dans la chaine sanitaire, ce qui est extrêmement enrichissant. Au-delà des activités de
lutte contre le sida, cela nous sert pour toutes les autres pathologies chroniques » explique la coordinatrice de MdM au Bénin.



Janvier 2008