Faire un don
80 €peuvent financer un lit de consultation au Nigéria
150 €peuvent financer des soins pour 35 enfants souffrant de malnutrition aiguë
200 €peuvent financer la prise en charge de 8 personnes en situation de précarité en France
OKautre montant pour votre don
soit 0 € après réduction fiscale
08.11.2017 à 17h15

Médecins de la veille (Wulfran et Jeanine)

Porte de la Chapelle

 

© Patrick Bouffard

 

Aujourd’hui sur les 29 personnes que l’on a vues, nous en avons seulement orienté trois vers l’hôpital. Nous n’avons pratiquement pas vu de pathologies graves, principalement des rhumes et des gens épuisés. Si on pouvait se réjouir de ne voir que peu de pathologies graves sur un nombre constant de patients (ndlr environs 25 personnes vues pendant la veille), il ne faut pas se méprendre car cela traduit un autre problème majeur : l’aggravation de la souffrance physique et psychologique des migrants à la rue en raison du froid.

Bien que parfois il soit difficile de déceler une raison pathologique au mal dont les patients se plaignent, il est indéniable que le fait de dormir à la rue dans un froid environnant les 5°C  ne peut qu’avoir un effet désastreux sur leur santé. La plupart des patients nous disent dormir à même le sol, sans aucune couverture. Nombre d’entre eux se plaignent que les forces de l’ordre leur arrachent leurs couvertures, cartons et duvets la nuit. Soit ils les aspergent de gaz au poivre pour les rendre inutilisables soit ils les jettent directement à la poubelle.  

On a l’impression que les patients en sont presque à venir pour 10 min passés “au chaud” dans le camion, obtenir une écoute, un contact humain et une boisson chaude.

La plupart des patients nous disent dormir à même le sol, sans aucune couverture.