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08.11.2017 à 11h30

Anonyme, Nigeria

Porte de la Chapelle

 

© Patrick Bouffard

 

(traduit de l’anglais) honnêtement je n’ai jamais vu une telle situation dans un pays européen. Je n’aurai jamais pu imaginer qu’en France on puisse être accueilli, ou plutôt pas accueilli à ce point. Je suis passé par la Suède, l’Allemagne et l’Italie et jamais je n’ai été à la rue comme ça. Les conditions de l’exil sont difficiles mais jamais on se retrouve abandonnés à mourir dans le froid comme en France.

En Italie, le racisme de la police, des intervenants et des gens dans la rue, rend le pays vraiment inhospitalier, personne n’espère devoir y rester. En Allemagne, si tu es débouté de la demande d’asile ils n’hésitent pas à te renvoyer dans ton pays, même si une mort certaine t’y attend. Mais au moins tu as la possibilité de faire cette demande et en attendant tu es hébergé dans un camp. Jamais je ne me suis retrouvé dans une situation comme ici. Ca fait quatre jours que suis à la rue, il fait tellement froid que je ne peux pas me reposer, je suis obligé de rester en mouvement et le pire c’est que je n’ai toujours aucun rendez-vous pour commencer ma demande d’asile… Je ne comprends rien à la procédure, hier je me suis fait repoussé par la police quand j’ai voulu m’approcher du CPA, car soit-disant il n’y aurait plus de file, mais ce matin quand près de trois cents personnes se sont massées devant le centre, 40 se sont aléatoirement vu donner un ticket.

Les conditions de l’exil sont difficiles mais jamais on se retrouve abandonnés à mourir dans le froid comme en France.