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Un conflit loin d'être terminé

Thousands of people flee every day because of the ongoing fighting and the threat of armed actors. ©Reuters

Un conflit loin d'être terminé

Dans un contexte d’intenses activités diplomatiques sur la Syrie, Médecins du Monde rappelle que la guerre est loin d’être terminée et que la situation humanitaire reste très critique. Des milliers de personnes sont encore tuées, blessées, déplacées et assiégées. Les hôpitaux et les personnels de santé payent un lourd tribut car ils ne cessent d’être visés par les bombardements. Médecins du Monde continue à alerter sur une situation toujours aussi tragique et appelle au respect du droit humanitaire international.

Un constat Alarmant

Alors que le sommet de Sotchi a lieu actuellement en présence des présidents russe, iranien et turc dans la perspective des négociations qui reprennent le 28 novembre à Genève pour tenter de résoudre le conflit syrien, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONUinfo-icon vient de présenter un aperçu très sombre des besoins humanitaires qui persistent en Syrie : « 13,1 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire. 5,6 millions d’entre elles ont un besoin urgent d’assistance en raison d’un accès limité à des biens et services ».

13,1 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire.

Une violence qui ne décroit pas

Malgré les accords d’Astana favorisant l’établissement de zones de désescalade, les bombes continuent de s’abattre sur toute la Syrie : au nord et au nord-est dans les provinces d’Idlib, d’Alep, de Raqqa et de Deir Ezzor ; au centre à Homs et Hama, autour de Damas et au sud, à Daraa. Le 13 novembre, des raids aériens ont fait 61 morts sur un marché d’Atareb (ouest de la province d’Alep) où les victimes sont essentiellement des civils selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Cette ville était pourtant située dans une zone où les forces gouvernementales et les groupes armés de l’opposition devraient cesser d’utiliser tout type d’armes.

Des pertes civiles énormes

Ces violences inouïes ont tué, depuis le 1er janvier 2017, plus de 3 000 personnes dont 1 000 civils selon l’OSDH. Les combats continuent de provoquer des déplacements massifs de populations. Quotidiennement, environ 6 550 personnes sont obligées de fuir. Pour elles, la guerre est loin d’être terminée.

 

 

 

En 2017, plus de 1 000 civils ont été tués.

Les hôpitaux, que le droit international doit protéger, sont également attaqués voire détruits. Pour le seul mois de septembre, mois devenu le plus meurtrier de l’année, Physicians for Human Rights a documenté une série de sept attaques en cinq jours. Aujourd’hui en Syrie, plus de la moitié des structures de santé de Syrie ont été détruites, privant plus de 100 000 personnes d’accès aux soins, selon le Comité international de la Croix Rouge.

 

 

 

Le travail des humanitaires n’en est que plus complexe et risqué. Médecins du Monde poursuit son soutien à ses partenaires locaux qui, malgré d’énormes difficultés, continuent avec courage et détermination à intervenir directement auprès des malades et blessés.

Dans ce contexte dramatique, Médecins du Monde renouvelle sa demande de protection pour les civils ainsi que pour les structures et personnels de santé. Le droit international humanitaire doit être respecté par toutes les parties du conflit et l’accès des populations aux soins et à leurs droits fondamentaux garanti.

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