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Un ultimatum humanitaire

Un ultimatum humanitaire

Médecins du Monde, aux côtés de deux autres ONGinfo-icon (Médecins sans frontières et l'UOSSMinfo-icon), a été reçue à notre demande mardi 12 décembre par le Président de la République François Hollande. L’occasion de proposer des solutions urgentes face au drame humanitaire qui se joue en Syrie et d’exprimer une nouvelle fois notre indignation en tant que soignants.

La chute d'Alep

La bataille d'Alep touche à sa fin et subit une véritable tragédie humanitaire : les milliers de civils bloqués à Alep sont traumatisés et manquent de tout, d’eau, de nourriture et de médicaments alors que les bombardements ne cessent de s’intensifier depuis le 15 novembre. "Il ne reste qu'entre 15 et 20 soignants et aucun hôpital n’est fonctionnel. À Alep, près de 700 blessés ne peuvent être évacués » explique le docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde. Les autres civils tentent de fuir par milliers vers Alep-Ouest ou dans les zones kurdes. « Nous sommes inquiets pour ces déplacésinfo-icon : dans quelles conditions vont-ils être accueillis ? Qui va les prendre en charge ? » poursuit-elle.

"Nous sommes des soignants révoltés. C'est à ce titre que nous sommes venus voir le président de la République" a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion à l’Elysée sur la Syrie.

Il ne reste qu'entre 15 et 20 soignants et aucun hôpital n’est fonctionnel.

Un ultimatum humanitaire

Lors de l’entretien à l’Elysée, les ONGinfo-icon médicales ont proposé un « ultimatum humanitaire » à mettre en place dans les 15 jours à venir en raison de l’urgence à intervenir. Ce dernier comporte plusieurs volets :

  • L’évacuation des civils des zones dangereuses par des acteurs non parties prenantes au conflit  et le respect du droit humanitaire international
  • Le ravitaillement en nourriture et médicaments dans l'attente de l’évacuation des civils
  • La protection spécifique du personnel médical et des soignants, cibles du conflit syrien depuis son commencement
  • La protection des hôpitaux  et des structures de soins encore fonctionnels, en particulier ceux situés le long de la frontière turque

 

Il est urgent que la communauté internationale se mobilise et protège les populations, première victimes de ce conflit. Nous refusons la mort du droit humanitaire international " a conclu Françoise Sivignon.
 

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