Faire un don
80 €peuvent financer un lit de consultation au Nigéria
150 €peuvent financer des soins pour 35 enfants souffrant de malnutrition aiguë
200 €peuvent financer la prise en charge de 8 personnes en situation de précarité en France
OKautre montant pour votre don
soit 0 € après réduction fiscale

Nous sommes des médecins non résignés

Nous sommes des médecins non résignés

Jeudi 8 décembre, Médecins du Monde et ses partenaires (dont l’association UOSSMinfo-icon) se sont rassemblés sur le parvis des droits de l’Homme à Paris, en soutien à ceux qui soignent, ou plutôt qui tentent de soigner à Alep et dans le reste de la Syrie. Une centaine de personnes étaient présentes pour exprimer leur indignation face à l'horreur dont le monde est témoin depuis presque 6 ans. 

Selon Joël Weiler, directeur des urgences de Médecins du Monde, à Alep-Est, plus un hôpital n’est debout. On estime aujourd’hui qu’il reste une vingtaine de médecins sur place, qui soignent comme ils le peuvent. Les conditions sont telles qu’ils n’ont même plus les moyens de pratiquer d'anesthésie lors des opérations. 

Aujourd'hui sur Alep-est, il n'y a plus un hôpital debout

Les troupes de Bachar el-Assad, appuyées par les forces russes, sont en train de reprendre la ville d’Alep, martyrisée depuis de nombreux mois. En mars prochain, cela fera 6 ans que le conflit a commencé. 

Le corps soignant pris pour cible

Dès les premiers mois du conflit, le personnel soignant a été visé par le régime et ses alliés. Les médecins qui soignaient les rebelles ont été torturés et emprisonnés. On estime aujourd’hui que plus de 700 personnels soignants ont été tués de manière délibérée. 

La violence envers le corps médical n’a depuis jamais cessé. Ces dernières semaines, ce sont les hôpitaux qui ont été la cible des bombardements. On dénombre aujourd’hui plus de 120 structures de santé détruites. 

Des civils en fuite

Face à l’horreur et au non-respect des conventions de Genève, la population n’a d’autre solution que de fuir. Aujourd’hui, plus de la moitié d’entre elle a quitté la Syrie ou s’est déplacée à l’intérieur des frontières. Alep, la deuxième ville du pays, est à l’abandon. Plus rien ne peut entrer dans sa partie est, que ce soit les humains, la nourriture ou les médicaments.

 

En vue du rassemblement samedi des pays dits « affinitaires », Médecins du Monde appelle une nouvelle fois au respect des droits humanitaires. Nous exhortons les Etats à prendre leurs responsabilités pour une résolution politique du conflit et demandons :

  • un cessez-le-feu immédiat et durable

  • la protection des lieux de soins et des personnels soignants et humanitaires dans le respect du Droit Humanitaire International

  • l’ouverture et la sécurisation de voies d’accès humanitaires pour l’évacuation sans entrave des civils et des blessés par des acteurs non partie prenante au conflit

 

Nous soutenir
Signez

Notre pétition pour mettre fin au massacre d'Alep

Nous rejoindre

Je postule en ligne.