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Le meilleur côtoie le pire

Centre d'accueil pour migrants, à Paris © Reuters

Le meilleur côtoie le pire

Le 10 novembre 2016 ouvrait le Centre de premier accueil destiné à accueillir les hommes migrants, seuls et vivant à la rue.  En deux mois, 2 427 hommes célibataires ont été hébergés sur place, et environ 50 nouvelles personnes sont intégrées chaque jour au dispositif. Au sein du pôle santé, 1 086 bilans infirmiers, 909 consultations médicales et 161 consultations psy ont été réalisées. Cette réponse d’urgence a été conforme à nos attentes aussi bien en termes d’accueil et de protection que de prise en charge médicale.

L'essentiel

Le centre de premier accueil destinés aux hommes migrants remplit nos attentes en termes de mise à l'abri et de prise en charge médicale

Cependant nous constatons des violences policières intolérables et répétées à l’encontre des personnes migrantes vivant à la rue

La violence ne doit pas être l’alternative aux insuffisances de moyens en matière de mise à l’abri

Des blessures physiques et morales

En tant qu’acteur médical, nous constatons un certain nombre de faits marquants : 80% des personnes reçues au pôle ont besoin de soins médicaux. Les blessures, morales comme physiques, sont réelles. Nous pouvons prodiguer des soins, dans de bonnes conditions à des gens extenués, et ce, dans leur globalité. Le cas échéant, nous référons les personnes vers le droit commun, plaçant de fait l’Etat devant ses obligations de soins et de prise en charge. 

Nous pouvons prodiguer des soins dans de bonnes conditions.

A l’extérieur du centre, la réalité est toute autre. Menant depuis plus de 20 ans des maraudes pour les personnes vivant à la rue, les équipes sont aujourd’hui très préoccupées par le sort des personnes migrantes.

Comme d’autres acteurs, Médecins du Monde constate depuis fin décembre des violences policières intolérables et répétées à l’encontre des personnes migrantes encore à la rue à Paris, regroupées rues Pajol et Philippe de Girard ainsi qu’aux abords du Centre de Premier Accueil, Porte de la Chapelle. Nous avons observé des confiscations des maigres effets personnels et des enlèvements de force de matelas, tapis de sols et couvertures ainsi que des dispersions répétées. Ces méthodes, sans effet sur la résolution de la question, ne font que fragiliser davantage ces personnes en les exposant plus durement aux conditions de la rue en plein hiver.

 

 

Prise en charge médicale dans l'un de nos centre d'accueil en région © Olivier Papegnies
Prise en charge médicale dans l'un de nos centre d'accueil en région © Olivier Papegnies

Les mineurs non accompagnés de plus en plus nombreux

Notre inquiétude est également grande pour les mineurs non accompagnés, de plus en plus nombreux. Ce public extrêmement vulnérable nécessite une prise en charge spécifique et une mise à l’abri immédiate qui, à ce jour, demeurent largement sous dimensionnée et peine à s’adapter au flux des arrivées.

Même si aujourd’hui le Centre de Premier Accueil apporte une solution de mise à l’abri d’urgence pour des migrants récemment arrivés à Paris et que nous saluons la dynamique positive que ce projet a initiée marquant une rupture avec la passivité de l’Etat, nous constatons aussi que cette réponse arrive, une fois de plus, trop tard et de façon insuffisante.

 

 

 

 

Nous réclamons que d’autres dispositifs soient mis en place sur l’ensemble du territoire. Ils symboliseraient ainsi l’expression d’une volonté politique d’accueil et de protection forte. Il en va de la responsabilité de nos décideurs de répondre avec plus d’humanité et de détermination à ces situations.

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