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Retour sur l'épidémie de peste

Retour sur l'épidémie de peste

Retour sur l’épidémie de peste à Madagascar et la réponse d’urgence mise en place par les équipes de Médecins du Monde avec le Dr Hery Zo Andriamahenina, coordinateur médical à Madagascar depuis 2009 et spécialiste de cette épidémie qui a constitué son sujet de thèse.

Les débuts de l'épidémie

« En tant qu’ONGinfo-icon internationale et médicale, nous sommes en veille permanente sur les thématiques d’urgence comme les épidémies ou les inondations et siégeons à ce titre au bureau national de gestion de crise des catastrophes naturelles qui dépend du Ministère de l’intérieur et en participant aux réunions du Ministère de la Santé.

 

Nous sommes en veille permanente sur les thématiques d’urgence

Début août, les premiers cas de peste pulmonaires sont apparus à Antanarivo, avant la période pesteuse habituelle. Dans le cadre de la commission de lutte contre la peste, des réunions de coordination et d’information ont été aussitôt organisées. Il faut rappeler qu’à Madagascar, la peste est une maladie endémique avec des flambées entre octobre et avril, généralement bien identifiées et contrôlées par les autorités sanitaires, dans les cas de peste bubonique. Or, début août, ce sont bien des cas de peste pulmonaires qui sont réapparus dans une zone enclavée, qui n’avait pas connu de flambées depuis 4 ans. Tout l’enjeu était d’éviter une propagation rapide en diagnostiquant très rapidement les cas de peste pulmonaire qui nécessite une prise en charge différente de celle prévue pour la peste bubonique. Or, ces cas sont apparus dans des zones avec des structures sanitaires fragiles où le personnel de santé n’avait jamais eu à traiter autant de cas simultanément.

Début août, ce sont bien des cas de peste pulmonaires qui sont réapparus.

Dr Hery Zo Andriamahenina, coordinateur médical à Madagascar depuis 2009, et son équipe ©MdM
Dr Hery Zo Andriamahenina, coordinateur médical à Madagascar depuis 2009, et son équipe ©MdM

Notre réponse d'urgence

Pour appuyer les autorités sanitaires et répondre à cette urgence, nous avons temporairement suspendu nos activités de long-terme pour lesquelles une vingtaine de personnes travaillent et les avons réorganisées avec le renfort d’une équipe internationale expérimentée dans les réponses aux épidémies. L’accent a été mis sur la formation du personnel soignant et notamment sur le triage des patients, procédure fondamentale dans ce type d’épidémie. Médecins du Monde est intervenu dans les 2 structures principales de la capitale prévues pour prise en charge des malades : le Centre hospitalier anti-pesteux d'Ambohimiandra (CHAPA) et le CHUinfo-icon Befelatanana, hôpital principal d’Anatanarivo. Pour ces lieux de soins, alors que seulement 6 lits étaient disponibles, il a fallu déployer 60 lits supplémentaires pour tenter de sauver le maximum de vies.

 

L’accent a été mis sur la formation du personnel.

 

Les équipes ont également participé à la définition du protocole de prise en charge de cette maladie extrêmement contagieuse et mortelle si elle n’est pas détectée et soignée dans les temps. L’offre de soins a également été renforcée dans ces structures, accompagnées depuis de le début de l’épidémie par Médecins du Monde notamment sur la gestion des entrants médicaux ou la mise en place de circuits entre zones propres et infectées, toujours dans le but de circoncire cette épidémie.

 

 

Aujourd’hui, je suis fier de constater que le nombre de cas a diminué grâce au travail combiné des acteurs impliqués. Aujourd’hui, je peux l’avouer, au début de l’épidémie, j’ai eu peur mais finalement, comme pour chaque maladie, il fallait protéger les patients et les soignants pour éviter de nouveaux cas. Nous restons bien entendu vigilants sur de nouvelles flambées à venir mais comme le personnel est désormais mieux formé, je me sens plus confiant. »

 

Aujourd’hui, je suis fier de constater que le nombre de cas a diminué grâce au travail combiné des acteurs impliqués.

Dr Hery Zo Andriamahenina
Coordinateur médical à Madagascar

Propos recueillis par Lisa Véran

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