Faire un don

Reportage au centre de traitement du choléra de Jérémie

Reportage au centre de traitement du choléra de Jérémie

Médecins du Monde soutient le centre de traitement du choléra (CTC) de Jérémie, chef-lieu du département de Grand'Anse. Dans les 2 semaines qui ont suivi la catastrophe, plus de 100 personnes ont été traitées dans ce lieu. Il s’agit parfois de familles entières, composées du père, de la mère et de leurs enfants. La plupart ont tout perdu ; maison, travail et proches. C’est parce qu’ils n’ont d’autre recours que de boire de l’eau non traitée, qu’ils contractent cette maladie. 

Un défi face au temps

Il y a quelques semaines encore, notre équipe médicale ne soignait que quelques cas isolés ; une à deux personnes par mois tout au plus. Mais depuis le passage de l’ouragan Matthew, les eaux stagnantes et le manque d’accès à l’eau potable ont créé une recrudescence du nombre de malades du choléra.

Lorsqu’elle n’est pas traitée à temps, la maladie provoque des crampes musculaires insoutenables et des diarrhées continues. En quelques heures, le malade est complétement déshydraté, affaibli au point de ne plus pouvoir marcher.

De nombreux cas de choléra sont référencés dans les localités à l'extérieur de la ville. Malheureusement, du fait de l’éloignement, de la peur d’être stigmatisés, certains malades ne se signalent pas et ne sont pas diagnostiqués. Beaucoup d’entre eux ne parviennent pas à rejoindre le centre de traitement à temps. C’est pourquoi Médecins du Monde a lancé une campagne de sensibilisation à travers tout le département de Grand’Anse.

Portfolio 

Dans le centre de traitement du choléra de Jérémie, soutenu par Médecins du Monde, les malades sont réhydratés oralement ou par voie intraveineuse. © Jean-Marc-Hervé Abélard
Dans le centre de traitement du choléra de Jérémie, soutenu par Médecins du Monde, les malades sont réhydratés oralement ou par voie intraveineuse. © Jean-Marc-Hervé Abélard

Témoignage

« Une dame s'est présentée au CTC avec sa petite-fille âgée d'un mois qui subissait des épisodes de diarrhée aiguë. Nous avons gardé l'enfant en observation et, après quelques heures, nous avons pu confirmer que c'était le choléra. Nous l'avons donc mise sous perfusion pour la maintenir bien hydratée. Ça n'était pas facile de trouver une voie mais finalement nous avons réussi à lui en fixer une sur le pied. Après deux jours, le bébé s'est remis et a pu repartir avec sa grand-mère. Les enfants peuvent être très vulnérables face au choléra car ils se déshydratent rapidement, mais une fois pris en charge, ils se remettent en général très bien, même mieux que les adultes. »     

Ronaldo, infirmier superviseur pour Médecins du Monde

Une grand-mère accompagne sa petite-fille âgée d'un mois, sauvée in extremis © Jean-Marc-Hervé Abélard
Une grand-mère accompagne sa petite-fille âgée d'un mois, sauvée in extremis © Jean-Marc-Hervé Abélard
S'informer

Je m'inscris à la newsletter.

Nous rejoindre

Je postule en ligne.