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Les indésirables

Les indésirables

L'ESSENTIEL

Suite à l’évacuation du bidonville de la Porte des Poissonniers (18e arrondissement de Paris), plusieurs associations alertent une nouvelle fois les pouvoirs publics et les services sociaux des conséquences prévisibles d’une expulsion précipitée.
En pleine trêve hivernale et en période de grand froid, entre 300 et 400 personnes se voient, du jour au lendemain, expulsées par la force, sans solution de relogement viable et sans accompagnement social réel.

L’émergence des bidonvilles en France depuis 25 ans n’est que la pointe de la partie émergée de l’iceberg du mal-logement en France. Environ 3,5 millions de personnes sont aujourd’hui mal logées. 1,9 millions de demandes de logement social sont en attente, dont 160 000 à Paris. Et ces chiffres sont en augmentation. Les pouvoirs publics se montrent incapables de mettre en place une politique efficace contre le mal-logement pour ces millions d’habitants, et  de résoudre le problème des bidonvilles où habitent 20.000 personnes. 

Face à l’existence des bidonvilles, les évacuations forcées sans alternative de relogement ne peuvent prétendre constituer une réponse. L’Etat doit s’engager à mettre en place des solutions crédibles de relogement et de prise en charge sociale. 

Les associations impliquées dans le suivi des familles Roms occupant le bidonville de la Porte des Poissonniers dénoncent l’absence d’application effective de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 «relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites ». En effet, le recours à cette circulaire se traduit toujours, sur le terrain, par des mesures disparates et superficielles, qui s’apparentent davantage à un recensement des populations qu’à un travail social d’insertion réel et durable. 

Environ 3,5 millions de personnes sont aujourd’hui mal logées.

Ces expulsions à répétition demeurent inefficaces, coûteuses et inutiles, et maintiennent ces populations dans une précarité reconduite et croissante. Elles ne témoignent d’une politique stigmatisante à l’égard des Roms, placés dans une position de boucs émissaires..

Aussi, nous demandons :

  • L’éradication à terme des bidonvilles par une politique volontariste de construction de logements sociaux et, en attendant, la construction en urgence de logements-passerelles adaptés pour les populations marginalisées.
  • La suspension des expulsions systématiques sans solution par la sécurisation temporaire et l’assainissement des bidonvilles
  • Le suivi de ces politiques, dans le cadre d’un dialogue permanent entre les pouvoirs locaux (communes, collectivités territoriales, région), l’Etat et les acteurs publics et associatifs actifs dans ces bidonvilles.
Signataires

Médecins du Monde, LDHinfo-icon Paris 18, Fédération LDHinfo-icon de Paris, Comité local MRAP 18, Fédération de Paris MRAP, Association l’Ecole dans la rue, Solidarité Jean Merlin, Les Enfants du Canal, SNPES.PJJ.FSU 75