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Mettre fin aux épidémies de VIH et VHC d’ici 2030

Lors d'une séance de prévention contre le VIH ©Lahcene Abib

Mettre fin aux épidémies de VIH et VHC d’ici 2030

La conférence IAS 2017 qui s'est tenue à Paris du 23 au 26 juillet 2017 est le plus grand événement scientifique sur le VIHinfo-icon/sida, rassemblant plus de 5 000 chercheurs, professionnels en santé publique. Alors que la recherche et les avancées scientifiques laissent envisager la fin des épidémies de VIHinfo-icon et hépatites virales, les personnes les plus exposées et vulnérables à ces infections demeurent pourtant à l’écart des services de prévention et de santé.

En France et à l’international, Médecins du Monde est témoin des difficultés d’accès à la prévention, aux soins et aux droits des personnes appartenant à des groupes socialement marginalisés et les plus touchés par les épidémies de VIH/sida et d’hépatites virales B et C. Par exemple, les personnes consommant des drogues ont encore trop peu accès à la prévention et aux traitements de l’hépatite C, alors même que des modèles adaptés permettent de réduire considérablement les pratiques à risque et d’obtenir des taux de guérisons élevés.

 

 

Dans la plupart des pays, les usagers de drogues sont victimes de violences de la part de la police ou des communautés : ils sont parfois même exécutés, comme aux Philippines. A ces discriminations et stigmatisations s’ajoute souvent le refus d’une prévention adaptée aux besoins. « Malgré la preuve scientifique de l’efficacité de ces interventions, encore trop de pays refusent de mettre à disposition des seringues stériles et des programmes de substitution aux opiacés. On constate dans certains pays un retour en arrière inquiétant » affirme le docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde.

 

 

Les prévalences de VIH et de l’hépatite C restent donc élevées chez les personnes consommant des drogues, et continuent parfois même d’augmenter comme c’est le cas dans l’Etat du Kachin en Birmanie.

Lutter contre les discriminations et les stigmatisations, promouvoir l’égal accès à la prévention, au dépistage et aux soins sont plus qu’une priorité. C’est une urgence si l’on compte venir à bout des épidémies de VIH/sida et des hépatites virales dans le monde d’ici 2030.