Souvent, les croyances populaires désignent ces enfants victimesde malformations comme maudits et les tiennent à l'écart.Ces "évincés", hommes, femmes et enfants ont retrouvé grâceà l'intervention un visage, un sourire et une place dans la société.Un espoir qu'ils croyaient à jamais perdu.
Quand j'ai dit à Fatoumata que je ne pourrais pas l'opérer pendantcette mission, elle a simplement baissé les yeux.Et puis elle a souri, un peu tristement, comme le font les enfants malades.
"Fatou, nous reviendrons dans quatre mois, il te faudra attendre mais nous t'opérerons, je te le promets."
Dr François FOUSSADIER

