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Restaurer l’offre de soin

Sandra Rude - journaliste bénévole

Moins médiatique que le Darfour, la région du Sud-Soudan est pourtant sujette à des manifestations sporadiques de violence et reste une zone instable. Il ne faut pas oublier que le Soudan a connu l’une des plus longues guerres civiles d’Afrique, qui a duré près de vingt-deux ans, faisant 2 millions de morts du fait des affrontements entre les factions du nord et du sud du pays.

En 2005, un accord de paix entre les deux parties met fin au conflit. Depuis lors, plus de 300 000 personnes qui avaient fui les combats pour se réfugier dans les pays frontaliers – République centrafricaine, RDC, Éthiopie, Érythrée, Kenya et Ouganda – sont revenues peu à peu sur leurs terres. En juin 2007, après un programme de chirurgie puis la mise en place de cliniques mobiles, MdM ouvre une nouvelle mission de soins de santé primaires dans deux villages, Tonga et Phom El Zeraf.

Il s’agit avant tout de soutenir les centres de santé du ministère de la Santé en formant le personnel local et en aidant à construire ou à réparer les infrastructures médicales. Une nouvelle clinique est ainsi construite à Tonga, et un laboratoire est aussi mis en place. La mission répond également aux épidémies, notamment de rougeole, de choléra et de méningite. En février 2009, des affrontements entre les ex-rebelles de l’Armée de libération du Sud-Soudan et les Forces armées soudanaises contraignent MdM à évacuer les villages pendant plusieurs semaines et à se réfugier à Juba, plus au sud. « Les affrontements ont fait 67 morts et 97 blessés, qui ont été pris en charge par l’hôpital de Malakal », raconte Géraldine Lang, coresponsable de la mission MdM. « Le personnel local est en effet resté sur place pendant les événements. » Revenues dans la région, les équipes doivent fermer très prochainement la mission, faute de moyens financiers pour poursuivre leurs engagements.

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