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Questions à Sonia Panzani, coordinatrice de MdM en Moldavie

Extrait du Journal destiné aux donateurs, n°92, Septembre 2008

Pourquoi intervenir en Moldavie ?

Beaucoup de victimes de la traite viennent du nord du pays. Ce phénomène est reconnu mais difficile à enrayer puisque complexe, changeant et souterrain. La peur des représailles et la honte incitent beaucoup de victimes à taire leur histoire ou à ne pas rentrer en Moldavie. La majorité d’entre elles seraient donc « non identifiées ». Restant anonymes, peu de victimes bénéficient d’une prise en charge médicale, sociale ou juridique, même lorsqu’elles ont conscience d’en avoir besoin.

Quel est l’objectif du programme ?

Depuis 2005, nous intervenons sur la prévention et la prise en charge des femmes et des hommes victimes de la traite. Notre équipe intervient dans la ville de Balti, au nord de la capitale Chisinau et dans cinq régions environnantes. Nous travaillons en lien avec les acteurs locaux autour de quatre axes: la prévention, l’identification des victimes, leur prise en charge pluridisciplinaire et le plaidoyer.

Quelle est la spécificité de ce programme ?

Nous allons dans les villages à la rencontre des bénéficiaires pour leur proposer des consultations psychologiques. Autre spécificité, nous travaillons aussi bien auprès des victimes directes, des victimes indirectes – les enfants, par exemple – que des victimes potentielles, des jeunes femmes victimes de violences, des orphelins, des personnes handicapées.

Selon Cornelia, « l es troubles médico-psychologiques dont souffrent de nombreuses victimes favorisent leur enfermement dans le cercle vicieux de la précarité et de la misère, qui peut favoriser leur retour vers les réseaux de traite ».

Entretien de : Florence Priolet
Photographies : Lizzie Sadin

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