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Mis en place d’octobre 2008 à mars 2010 avec le soutien de DIPECHO[1], le programme « Réduction des Risques de Catastrophes » (RRC) de Médecins du Monde vise à contribuer à la mise en place de mesures permettant la réduction des conséquences sanitaires des catastrophes naturelles (cyclones et inondations) sur les populations du district de Maroantsetra, au nord-est de Madagascar.

 

[1] DIPECHO (DIsaster Preparedness ECHO) est un programme ECHO créé en 1996 afin de minimiser les risques de catastrophe.

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1,58 Mio

Synthèse de capitalisation Madagascar - Porgramme de Réductuion des Risques de Catastrophes



Introduction
Contexte et problématique
Analyses et leçons apprises
Conclusion

Réduction ou Gestion des risques de catastrophe ?


La Gestion des Risques de Catastrophes (GRC) inclut la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), mais également la phase de réhabilitation après la survenue d’une catastrophe. Le programme conduit à Madagascar correspond donc à la RRC.



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INTRODUCTION

Ce programme a été suivi d’un second programme GRC, qui a démarré dans le district de Sambava en août 2010, tandis qu’une autre ONG, Medair, a étendu ses activités RRC pour couvrir les communes du district de Maroantsetra avec lesquelles MdM avait travaillé.


Le point de départ de la démarche RRC consiste à identifier les aléas climatiques et les vulnérabilités des populations face à ces aléas. Ces vulnérabilités sont multiples :

  • au niveau institutionnel ou organisationnel : système de santé inadéquat et lui-même fragile face aux catastrophes, absence de plan de contingence, de stocks d’urgence, de moyens de déplacements, isolement par rapport aux Centres de Santé de Base (CSB), etc.
  • au niveau de la communauté : diffusion aléatoire des alertes, absence de secouristes pour les premiers soins, manque de moyens d’évacuation, et d’abris communautaires, habitat fragile, etc…


 Le programme pilote mis en place par Médecins du Monde à Madagascar correspond à la fois à une dynamique de prévention et une démarche holistique : la santé est prise en compte dans ses interactions avec l’ensemble du contexte, avec une sensibilité plus grande aux facteurs environnementaux. Il est à noter que peu d’expériences similaires spécifiquement RRC & santé semblent aujourd’hui mises en place.



Après le Bangladesh et l’Inde, Madagascar est le troisième pays le plus touché par les catastrophes naturelles. L’objectif de MdM est de réduire la vulnérabilité des populations vivant à proximité des zones inondables et de maintenir un accès à l’eau.
© Bruno Fert
Obtenir l’adhésion des villageois et travailler de concert avec eux sont les conditions pour la réussite d’un programme de prévention des risques.
© Bruno Fert


Interview de Thierry Gonthier, coordinateur général à Madagascar.


Quel est le contexte géopolitique du pays ?

Madagascar est actuellement dans une situation de crise depuis un peu plus d’un an. Une crise politique, avec un gouvernement qui n’est pas reconnu par la communauté internationale et des mécanismes de sanction qui sont en route, une population qui, particulièrement dans les zones urbaines, est extrêmement touchée, notamment par la fermeture d’un certain nombre d’industries du textile qui employaient un grand nombre d’habitants et par la baisse du tourisme. La crise est moins sensible dans les campagnes où les gens vivaient déjà beaucoup plus dans un système autarcique.


Quels sont les domaines d’intervention de MdM à Madagascar ?

MdM travaille actuellement sur trois projets différents, un projet de chirurgie avec des interventions dans trois spécialités: chirurgie réparatrice (bec de lièvres, grand brulés), chirurgie viscérale et chirurgie cardiaque, en sachant que les enfants sont la notre principale cible.


Ce sont des spécialités qui ne sont pas prises en charge par les services de santé locaux ?

Elles sont faites en appui aux services de santé locaux. La chirurgie cardiaque est par exemple très peu développée à Madagascar, ce programme a encore une faible couverture car seulement 2% des enfants qui auraient besoin d’une chirurgie cardiaque sont opérés, et sur ces 2%, quatre enfants sur cinq sont opérés au travers du programme MDM.


Quels sont les autres programmes dans le pays ?

Le deuxième programme, est un programme d’accès aux soins, de nutrition, d’hygiène et de droits de l’Homme dans les prisons. On travaille en ce moment dans 20 prisons de Madagascar. Il y a eu concrètement la mise en place d’infirmerie, la formation d’infirmiers et la mise en place de système de nutrition thérapeutique pour traiter les malnutris qui existent en prison. Les prisonniers sont essentiellement issus de classes défavorisées et sont très malnutris à cause d’une administration pénitentiaire qui ne remplit pas ses obligations en termes de nutrition. Au début, MdM est intervenu essentiellement sur des problèmes liés à une très forte mortalité des détenus dans les prisons malgaches. Par rapport aux responsabilités de l’administration, il y a tout un travail qui est fait aussi en termes de droits de l’Homme, de formation des agents pénitentiaires, on a par exemple mis en place des boîtes de doléances dans les prisons qui sont analysées avec l’administration pénitentiaire et les différents intervenants et partenaires locaux.

Le troisième programme concerne la gestion des risques et des catastrophes. MdM intervient de manière très régulière quand il y a des cyclones ou des inondations. Il faut savoir que Madagascar est sur une zone cyclonique, où chaque année passent des dépressions tropicales qui peuvent virer à la tempête voire au cyclone.

Depuis les 20 ans de présence de MdM à Madagascar, on intervient une année sur deux sur des urgences cyclones ou des inondations. On a donc décidé de travailler en amont de ces catastrophes, pour essayer de renforcer les capacités des populations à faire face, pour qu’il y ait moins de destructions et pour que les communautés puissent réagir par elles-mêmes avant que l’aide internationale arrive. Il s’agit surtout de travailler sur cette anticipation et limitation des dégâts.


Quelle est la méthode, comment travailler sur la prévention ?

Il y a plusieurs niveaux d’intervention ; le premier niveau est la prévention elle même qui consiste à tenter de réduire la probabilité d’arrivée d’une catastrophe, on empêchera jamais un cyclone de passer, ni la pluie de tomber, par contre on peut essayer d’empêcher que celle-ci entraine une inondation. MdM ne se positionne pas sur ce type d’activité mais d’autres partenaires y travaillent. Le deuxième niveau d’intervention s’appelle la mitigation, des petits travaux sont réalisés pour renforcer une structure, comme créer un abri, qui permettra aux gens de s’abriter ou effectuer des travaux de protection de pluies qui donneront un accès à l’eau même s’il y a une inondation. Sur ce volet, MdM intervient en liaison avec les communautés. Le troisième volet c’est la préparation des catastrophes, c'est-à-dire, réfléchir sur les mesures que la communauté doit prendre une fois la catastrophe passée, et donc de préparer en amont des éléments comme l’organisation de secours ou encore la mise en place de système d’alerte, ce qui constitue environ 90% du travail de MdM sur place. MDM travaille dans le domaine sanitaire, concrètement dans la mise en place de réseaux de secouristes qui pourront intervenir rapidement, on travaille dans le district le plus vulnérable du pays, Maroantsetra, sur les vingt dernières années on y est intervenu six fois. Il y a du travail au niveau du secourisme, dans la mise en place de centres qui vont permettre de traiter les enfants malnutris (conséquence majeure de la perte des récoltes due aux inondations).


Quels sont les résultats pour le moment ?

L’activité a démarré il y a deux ans, et par chance il n’y a pas eu de catastrophes majeures sur cette zone. On a quand même eu quelques petites inondations qui sont arrivées à mi chemin au niveau du programme, qui nous ont permis de nous rendre compte que notre système semble plus ou moins marcher. La dimension qui est assez intéressante dans ce projet, c’est la stratégie qui a été mise en place, qui consiste à dire que ce n’est pas la responsabilité de MDM de créer un système de gestion des risques et des catastrophes, il y a bien entendu des autorités dont c’est la responsabilité. La sensibilisation des autorités, la mise en place de systèmes d’organisation au niveau de ces autorités est essentielle, MdM intervient avec elles (autorités communales et de terrain) pour mettre en place un certain nombre de choses. On s’est bien rendu compte que les communautés et les maires sont très intéressés de travailler avec des ONG comme MdM, mais le jour où MdM ne sera plus là, quelle garantie pour la pérennité ? Pour cela, le projet a mis en place toute une approche de sensibilisation de la population pour qu’elle travaille aussi avec les autorités. On travaille beaucoup avec les groupes de femmes, les associations locales pour essayer de renforcer cette dimension gestion des risques et des catastrophes en s’appuyant sur l’organisation sociale telle qu’elle existe.


Propos recueillis par Guillaume Gomis.


juillet 2010



Mis en place d’octobre 2008 à mars 2010 avec le soutien de DIPECHO[1], le programme « Réduction des Risques de Catastrophes » (RRC) de Médecins du Monde vise à contribuer à la mise en place de mesures permettant la réduction des conséquences sanitaires des catastrophes naturelles (cyclones et inondations) sur les populations du district de Maroantsetra, au nord-est de Madagascar.

 

[1] DIPECHO (DIsaster Preparedness ECHO) est un programme ECHO créé en 1996 afin de minimiser les risques de catastrophe.

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Synthèse de capitalisation Madagascar - Porgramme de Réductuion des Risques de Catastrophes



Introduction
Contexte et problématique
Analyses et leçons apprises
Conclusion

Réduction ou Gestion des risques de catastrophe ?


La Gestion des Risques de Catastrophes (GRC) inclut la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), mais également la phase de réhabilitation après la survenue d’une catastrophe. Le programme conduit à Madagascar correspond donc à la RRC.



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INTRODUCTION

Ce programme a été suivi d’un second programme GRC, qui a démarré dans le district de Sambava en août 2010, tandis qu’une autre ONG, Medair, a étendu ses activités RRC pour couvrir les communes du district de Maroantsetra avec lesquelles MdM avait travaillé.


Le point de départ de la démarche RRC consiste à identifier les aléas climatiques et les vulnérabilités des populations face à ces aléas. Ces vulnérabilités sont multiples :

  • au niveau institutionnel ou organisationnel : système de santé inadéquat et lui-même fragile face aux catastrophes, absence de plan de contingence, de stocks d’urgence, de moyens de déplacements, isolement par rapport aux Centres de Santé de Base (CSB), etc.
  • au niveau de la communauté : diffusion aléatoire des alertes, absence de secouristes pour les premiers soins, manque de moyens d’évacuation, et d’abris communautaires, habitat fragile, etc…


 Le programme pilote mis en place par Médecins du Monde à Madagascar correspond à la fois à une dynamique de prévention et une démarche holistique : la santé est prise en compte dans ses interactions avec l’ensemble du contexte, avec une sensibilité plus grande aux facteurs environnementaux. Il est à noter que peu d’expériences similaires spécifiquement RRC & santé semblent aujourd’hui mises en place.



Après le Bangladesh et l’Inde, Madagascar est le troisième pays le plus touché par les catastrophes naturelles. L’objectif de MdM est de réduire la vulnérabilité des populations vivant à proximité des zones inondables et de maintenir un accès à l’eau.
© Bruno Fert
Obtenir l’adhésion des villageois et travailler de concert avec eux sont les conditions pour la réussite d’un programme de prévention des risques.
© Bruno Fert



Mis en place d’octobre 2008 à mars 2010 avec le soutien de DIPECHO[1], le programme « Réduction des Risques de Catastrophes » (RRC) de Médecins du Monde vise à contribuer à la mise en place de mesures permettant la réduction des conséquences sanitaires des catastrophes naturelles (cyclones et inondations) sur les populations du district de Maroantsetra, au nord-est de Madagascar.

 

[1] DIPECHO (DIsaster Preparedness ECHO) est un programme ECHO créé en 1996 afin de minimiser les risques de catastrophe.

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Synthèse de capitalisation Madagascar - Porgramme de Réductuion des Risques de Catastrophes



Introduction
Contexte et problématique
Analyses et leçons apprises
Conclusion

Réduction ou Gestion des risques de catastrophe ?


La Gestion des Risques de Catastrophes (GRC) inclut la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), mais également la phase de réhabilitation après la survenue d’une catastrophe. Le programme conduit à Madagascar correspond donc à la RRC.



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INTRODUCTION

Ce programme a été suivi d’un second programme GRC, qui a démarré dans le district de Sambava en août 2010, tandis qu’une autre ONG, Medair, a étendu ses activités RRC pour couvrir les communes du district de Maroantsetra avec lesquelles MdM avait travaillé.


Le point de départ de la démarche RRC consiste à identifier les aléas climatiques et les vulnérabilités des populations face à ces aléas. Ces vulnérabilités sont multiples :

  • au niveau institutionnel ou organisationnel : système de santé inadéquat et lui-même fragile face aux catastrophes, absence de plan de contingence, de stocks d’urgence, de moyens de déplacements, isolement par rapport aux Centres de Santé de Base (CSB), etc.
  • au niveau de la communauté : diffusion aléatoire des alertes, absence de secouristes pour les premiers soins, manque de moyens d’évacuation, et d’abris communautaires, habitat fragile, etc…


 Le programme pilote mis en place par Médecins du Monde à Madagascar correspond à la fois à une dynamique de prévention et une démarche holistique : la santé est prise en compte dans ses interactions avec l’ensemble du contexte, avec une sensibilité plus grande aux facteurs environnementaux. Il est à noter que peu d’expériences similaires spécifiquement RRC & santé semblent aujourd’hui mises en place.



Après le Bangladesh et l’Inde, Madagascar est le troisième pays le plus touché par les catastrophes naturelles. L’objectif de MdM est de réduire la vulnérabilité des populations vivant à proximité des zones inondables et de maintenir un accès à l’eau.
© Bruno Fert
Obtenir l’adhésion des villageois et travailler de concert avec eux sont les conditions pour la réussite d’un programme de prévention des risques.
© Bruno Fert


Interview de Thierry Gonthier, coordinateur général à Madagascar.


Quel est le contexte géopolitique du pays ?

Madagascar est actuellement dans une situation de crise depuis un peu plus d’un an. Une crise politique, avec un gouvernement qui n’est pas reconnu par la communauté internationale et des mécanismes de sanction qui sont en route, une population qui, particulièrement dans les zones urbaines, est extrêmement touchée, notamment par la fermeture d’un certain nombre d’industries du textile qui employaient un grand nombre d’habitants et par la baisse du tourisme. La crise est moins sensible dans les campagnes où les gens vivaient déjà beaucoup plus dans un système autarcique.


Quels sont les domaines d’intervention de MdM à Madagascar ?

MdM travaille actuellement sur trois projets différents, un projet de chirurgie avec des interventions dans trois spécialités: chirurgie réparatrice (bec de lièvres, grand brulés), chirurgie viscérale et chirurgie cardiaque, en sachant que les enfants sont la notre principale cible.


Ce sont des spécialités qui ne sont pas prises en charge par les services de santé locaux ?

Elles sont faites en appui aux services de santé locaux. La chirurgie cardiaque est par exemple très peu développée à Madagascar, ce programme a encore une faible couverture car seulement 2% des enfants qui auraient besoin d’une chirurgie cardiaque sont opérés, et sur ces 2%, quatre enfants sur cinq sont opérés au travers du programme MDM.


Quels sont les autres programmes dans le pays ?

Le deuxième programme, est un programme d’accès aux soins, de nutrition, d’hygiène et de droits de l’Homme dans les prisons. On travaille en ce moment dans 20 prisons de Madagascar. Il y a eu concrètement la mise en place d’infirmerie, la formation d’infirmiers et la mise en place de système de nutrition thérapeutique pour traiter les malnutris qui existent en prison. Les prisonniers sont essentiellement issus de classes défavorisées et sont très malnutris à cause d’une administration pénitentiaire qui ne remplit pas ses obligations en termes de nutrition. Au début, MdM est intervenu essentiellement sur des problèmes liés à une très forte mortalité des détenus dans les prisons malgaches. Par rapport aux responsabilités de l’administration, il y a tout un travail qui est fait aussi en termes de droits de l’Homme, de formation des agents pénitentiaires, on a par exemple mis en place des boîtes de doléances dans les prisons qui sont analysées avec l’administration pénitentiaire et les différents intervenants et partenaires locaux.

Le troisième programme concerne la gestion des risques et des catastrophes. MdM intervient de manière très régulière quand il y a des cyclones ou des inondations. Il faut savoir que Madagascar est sur une zone cyclonique, où chaque année passent des dépressions tropicales qui peuvent virer à la tempête voire au cyclone.

Depuis les 20 ans de présence de MdM à Madagascar, on intervient une année sur deux sur des urgences cyclones ou des inondations. On a donc décidé de travailler en amont de ces catastrophes, pour essayer de renforcer les capacités des populations à faire face, pour qu’il y ait moins de destructions et pour que les communautés puissent réagir par elles-mêmes avant que l’aide internationale arrive. Il s’agit surtout de travailler sur cette anticipation et limitation des dégâts.


Quelle est la méthode, comment travailler sur la prévention ?

Il y a plusieurs niveaux d’intervention ; le premier niveau est la prévention elle même qui consiste à tenter de réduire la probabilité d’arrivée d’une catastrophe, on empêchera jamais un cyclone de passer, ni la pluie de tomber, par contre on peut essayer d’empêcher que celle-ci entraine une inondation. MdM ne se positionne pas sur ce type d’activité mais d’autres partenaires y travaillent. Le deuxième niveau d’intervention s’appelle la mitigation, des petits travaux sont réalisés pour renforcer une structure, comme créer un abri, qui permettra aux gens de s’abriter ou effectuer des travaux de protection de pluies qui donneront un accès à l’eau même s’il y a une inondation. Sur ce volet, MdM intervient en liaison avec les communautés. Le troisième volet c’est la préparation des catastrophes, c'est-à-dire, réfléchir sur les mesures que la communauté doit prendre une fois la catastrophe passée, et donc de préparer en amont des éléments comme l’organisation de secours ou encore la mise en place de système d’alerte, ce qui constitue environ 90% du travail de MdM sur place. MDM travaille dans le domaine sanitaire, concrètement dans la mise en place de réseaux de secouristes qui pourront intervenir rapidement, on travaille dans le district le plus vulnérable du pays, Maroantsetra, sur les vingt dernières années on y est intervenu six fois. Il y a du travail au niveau du secourisme, dans la mise en place de centres qui vont permettre de traiter les enfants malnutris (conséquence majeure de la perte des récoltes due aux inondations).


Quels sont les résultats pour le moment ?

L’activité a démarré il y a deux ans, et par chance il n’y a pas eu de catastrophes majeures sur cette zone. On a quand même eu quelques petites inondations qui sont arrivées à mi chemin au niveau du programme, qui nous ont permis de nous rendre compte que notre système semble plus ou moins marcher. La dimension qui est assez intéressante dans ce projet, c’est la stratégie qui a été mise en place, qui consiste à dire que ce n’est pas la responsabilité de MDM de créer un système de gestion des risques et des catastrophes, il y a bien entendu des autorités dont c’est la responsabilité. La sensibilisation des autorités, la mise en place de systèmes d’organisation au niveau de ces autorités est essentielle, MdM intervient avec elles (autorités communales et de terrain) pour mettre en place un certain nombre de choses. On s’est bien rendu compte que les communautés et les maires sont très intéressés de travailler avec des ONG comme MdM, mais le jour où MdM ne sera plus là, quelle garantie pour la pérennité ? Pour cela, le projet a mis en place toute une approche de sensibilisation de la population pour qu’elle travaille aussi avec les autorités. On travaille beaucoup avec les groupes de femmes, les associations locales pour essayer de renforcer cette dimension gestion des risques et des catastrophes en s’appuyant sur l’organisation sociale telle qu’elle existe.


Propos recueillis par Guillaume Gomis.


>> Découvrez l’interview intégrale audio de Thierry Gonthier sur l’antenne de Radio Solidaire, en cliquant ici.


juillet 2010


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