Accueil  >  Presse  >  Dossiers de presse  >  France  >  La santé n'est pas un luxe - une couverture maladie pour...  >  Le Niger

Le Niger

Le Niger


  • Le Niger présente – avec la Sierra Leone – le taux de mortalité maternelle le plus élevé au monde : 1 800 décès pour 100 000 naissances. Le risque pour une femme de mourir en raison de complications liées à sa grossesse ou son accouchement est de un sur sept. Un enfant sur cinq décède avant l’âge de 5 ans.

 

Les raisons sont toujours les mêmes : le coût des soins, la distance – un Nigérien sur deux habite à plus de 5 kilomètres d’un centre de santé – et le manque de personnel soignant. Le pays ne dispose que de 288 médecins, soit 1 pour 50 000 habitants, principalement en milieu urbain. On compte 1 sage-femme pour 33 500 habitants. Ainsi moins de 50% des femmes enceintes bénéficient de soins prénataux au Niger. (Sources UNICEF)


  • Depuis cinq ans, Médecins du Monde se bat pour supprimer les obstacles financiers et soutient la politique de gratuité des soins mise en place par le gouvernement nigérien pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Avant l’introduction de la gratuité, une Nigérienne devait dépenser 60 000 CFA (120 dollars) pour bénéficier d’une césarienne, or 63% de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Depuis, le nombre de consultations des femmes enceintes a été multiplié par deux et celui des enfants de moins de 5 ans par trois.

 

MdM poursuit son plaidoyer pour étendre la gratuité à la prise en charge des accouchements, au-delà des césariennes.


Une patiente d’un centre de soins


Avant si nous n’avions pas d’argent, nous ne venions même pas au centre de soins puisque nous ne pouvions pas payer les médicaments. Maintenant nous pouvons venir faire soigner nos enfants gratuitement.”

La responsable d’un centre de soins du district de Keita


Avant la mise en place de la gratuité, si une femme développait une complication pendant son accouchement, le temps de trouver l’argent pour payer le carburant et l’évacuer elle était souvent déjà morte.”


avril 2011