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Centre d’accueil, de soins et d’orientation (CASO) / A Nice : la santé devient un luxe


  • Au centre, chaque jour, l’équipe (accueillants, interprètes, assistantes sociales, pharmaciens, kinésithérapeutes, dentistes, assistantes dentaires, psychologues, médecins généralistes, psychiatre et ophtalmologue) cherche non seulement à soigner mais surtout à permettre aux personnes d’avoir accès aux soins. Notre objectif premier est d’orienter les personnes vers un parcours de droit commun, commente Agnès Gillino, coordinatrice du CASO. On instruit les demandes d’AME et de couverture maladie universelle (CMU) et dans ce cadre, nous avons des liens avec la CPAM de Nice. Cette position nous permet de travailler ensemble notamment sur les dysfonctionnements que nous observons.


  • Dans une ville où obtenir un rendez-vous avec un spécialiste, est compliqué, le CASO peut compter sur un ophtalmo plusieurs psychologues et un psychiatre. Plus de 15% des diagnostics posés en consultations concernent un problème de santé mentale. Il y a une forte présence de Tchétchènes à Nice, précise Agnès. Environ 6 000 ou 7 000 personnes, qui ont vécu des traumatismes forts. Les demandeurs d’asile, plus généralement sont fréquemment des patients polytraumatisés. D’où la nécessité de maintenir la psychiatrie et la psychologie parmi nos offres de soins. C’est aussi à Nice que l’activité dentaire est la plus importante parmi les centres de soins de Médecins du Monde.


José, 11 ans, Cap Vert


"Je suis en classe de CM2. Heureusement je ne suis pas souvent malade, et quand je le suis, je vais le plus souvent chez le médecin de ma ville. En ce moment, je viens à Médecins du Monde pour que le dentiste soigne ma dent qui me fait mal.”

Kamel, 35 ans


"Je suis arrivé en France il y a neuf ans. Je vis seul et je suis jardinier à Nice. Je suis venu pour la première fois à Médecins du Monde en 2006, conseillé par un ami. Etant sans-papiers, je n’ai pas le choix, c’est le seul endroit où je peux me faire soigner. Ici, on s’occupe bien de nous, on nous apporte du soutien moral, et il y a même un psychologue. J’aime le fait que ce soit des bénévoles qui travaillent ici, je le serai quand j’aurai une meilleure situation.”

avril 2011