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| UNE PÉTITION POUR DEMANDER UN ENGAGEMENT FORT
Oxfam France, Médecins du Monde, Action for Global Health et Avocats pour la Santé dans le Monde proposent à l’opinion publique de se mobiliser pour faire pression sur nos gouvernements à travers la signature d’une pétition. Pour que Nicolas Sarkozy, les députés et les dirigeants politiques français s’engagent à :
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VERS UNE AIDE PLUS IMPORTANTE ET PLUS EFFICACE
Pour atteindre les OMD santé dans les pays pauvres, le manque de financement a récemment été estimé à 36 milliards de dollars par an. Ces pays ne peuvent pas combler seuls ce gouffre financier. Les pays donateurs doivent les accompagner en mobilisant au minimum 0.1% de leur richesse nationale au financement de la santé dans les pays en développement. Pour la France, cela revient à doubler son aide actuelle allouée à la santé.
La réalisation des OMD exige également une aide de meilleure qualité. La corruption doit être éradiquée et faire place à plus de transparence. C’est l’objectif de l’International Aid Transparency Initiative (IATI), initiative lancée en 2008 à Accra et soutenue par 16 pays donateurs et de nombreux pays en développement. Au niveau local, il est important de soutenir la société civile et de mieux l’intégrer dans les projets menés.
DE NOUVELLES SOURCES DE FINANCEMENT
Au niveau international, des mécanismes de financement innovants doivent être mis en place pour maintenir les acquis et accélérer les progrès. Ces nouvelles sources de financements, y compris les taxes internationales, doivent innover au niveau de leur provenance, mais aussi de leur utilisation. Les mécanismes de financements créés à ce jour concernent principalement le secteur de la santé. Par exemple, la taxe de solidarité sur les billets d’avion, lancée en 2006, garantit un flux continu de rentrées d’argent véritablement supplémentaires pour lutter contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Il faut également défendre l’instauration rapide d’une taxe européenne ou internationale sur les transactions financières dont les revenus, additionnels à l’APD, seraient en partie affectés au renforcement des systèmes de santé au Sud.
LEVER LES BARRIÈRES FINANCIÈRES DE L'ACCÈS AUX SOINS
L'accès payant aux soins, encore en vigueur dans de nombreux pays en développement, représente un obstacle trop souvent infranchissable. Si la présence de structures de santé bien équipées et pourvues en personnel soignant est une composante indispensable de tout système de santé, encore faut-il que les populations puissent accéder à de telles structures. Aujourd'hui, un nombre croissant de pays souhaite s'attaquer à ce problème en introduisant et finançant des politiques d'accès gratuit aux soins pour une partie voire toute la population. Face à cette tendance, les pays donateurs, comme la France, doivent se montrer solidaires et apporter à ces Etats un réel appui technique et financier.
UN RENFORCEMENT DU PERSONNEL DE SANTÉ AU SUD
Les lacunes en personnels de santé dans les pays du Sud doivent être comblées. En 2006, l’OMS a recommandé que 25% de l’aide en matière de santé soit consacrée au renforcement des ressources humaines : cela passe par le financement de formations et une valorisation des salaires à destination des pays en développement.
A l’occasion du prochain somment des Nations unies sur les OMD en septembre 2010, l’ensemble de ces recommandations doivent être des priorités d’action des dirigeants français et internationaux.
Pour en savoir plus :
Fiches 11, 12, et 13 du dossier complémentaire
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mars 2010
Dossier de Presse Campagne "non-assistance à mère en danger"
