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1 an après la destruction de la « jungle », situation humanitaire critique pour les migrants
20 septembre 2010 - Le 22 septembre 2009, la « jungle » de Calais était démantelée ainsi que tous les squats de la ville et de ses alentours. Un an après, le nombre de migrants à Calais a fortement baissé, passant de près de 1200 personnes à environ 200. 30% d’entre eux sont mineurs.
Le 20 septembre 2010
| Radio Solidaire - interview de Jean François Corty, directeur des programmes en France de Médecins du Monde |
Le 22 septembre 2009, la « jungle » de Calais était démantelée ainsi que tous les squats de la ville et de ses alentours. Un an après, le nombre de migrants à Calais a fortement baissé, passant de près de 1200 personnes à environ 200. 30% d’entre eux sont mineurs.
Les équipes de MdM qui interviennent dans le Dunkerquois font le même constat : le nombre de personnes a diminué de moitié au cours de l’été .
Au matin du 15 septembre, l’un des trois campements sur lesquels MdM intervient, à Loon Plage, a été démantelé. Il ne comptait plus qu’une douzaine de personnes, contre plus de 90 au printemps. Les occupants du camp étaient âgés de 14 à 17 ans ; leur trace a été perdue.
Ainsi, la politique du gouvernement menée depuis un an dans la région a entraîné l’invisibilité des migrants. Mais à quel prix ? Harcèlement continu, précarisation et dispersion des migrants, entrave à l’action humanitaire rendant le travail de suivi médical de plus en plus difficile..., et ce, dans le contexte du règlement Dublin II qui pousse les migrants davantage vers la clandestinité.
A Calais comme à Dunkerque, le matériel distribué par les associations pour couvrir leurs besoins vitaux est détruit ou confisqué.
A Loon Plage, lors du démantèlement du 15 septembre le matériel de première nécessité, distribué par MdM, a été détruit de même que les biens des mineurs.
Le 30 juillet dernier, la citerne d’eau potable mise en place 10 jours plus tôt sur le port maritime de Dunkerque par Médecins du Monde avait également été démantelée par les autorités.
Pourtant l’accès à l’eau potable a été reconnu par l’Assemblée Générale de l’ONU, le 28 juillet dernier, comme un « droit fondamental , essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».
Cette politique n’est pas sans conséquences sur leur santé. De janvier à août 2010, plus de 1200 consultations ont été effectuées par les cliniques mobiles de MdM. La majorité des pathologies rencontrées sont directement liées aux conditions sanitaires : abris précaires, accès à l’eau et à l’hygiène difficile, absence de gestion des déchets et des excréments.... Les maladies dermatologiques, ORL, ostéoarticulaires, digestives, traumatologiques et dentaires, ainsi que les problèmes liés à une grande souffrance psychique (dépressions, angoisses et apathies) sont rencontrées régulièrement.
Contact Presse
A Calais : Mathieu Quinette, coordinateur du programme migrants littoral
Tel 06 50 37 77 03
A Paris : service de presse de Médecins du Monde / Tel 01 44 92 14 32/31
Destruction du campement de Loon Plage, mercredi dernier, le 15 septembre :
